Après 1860, l’accordéon s’implante en Italie dans le petit village de Castelfidardo, qui deviendra l’une des capitales de la production de la « Fisarmonica ».

Carte géographique de Castelfidardo

Le choix de ce village, perché sur un mont proche de la mer Adriatique, a été déterminé par une rencontre, devenue une des légendes de cette région.

Un jour du mois de mai 1840, ou 1844, un étranger de retour d’un pèlerinage au majestueux sanctuaire de Loreto (lieu abritant la célèbre Vierge noire) s’arrêta pour se reposer ans une humble chaumière proche de Castelfidardo. Le fils d’un métayer voisin, attiré par un instrument de musique que portait le pèlerin, s’approcha de ce dernier, sut bien vite engager la conversation et demanda à entendre les sons de cette chose curieuse, avant de trouver un moyen d’entrer en sa possession. Devenu propriétaire de l’objet, le jeune homme, dénommé Paolo Soprani, devint très vite assez habile pour reproduire les chants et danses de la région et faire danser les villageois des environs. A l’âge de dix-neuf ans, il décida d’installer un petit atelier dans le cellier de la ferme paternelle, afin d’essayer de fabriquer des instruments identiques qu’il pourrait vendre sur les marchés environnants.

N’étant pas particulièrement attiré par le travail de la terre, il se prit de passion pour ce projet. L’avenir lui donna raison. Son entreprise se développa régulièrement d’année en année et fit de Castelfidardo, modeste village, une petite ville consacrée entièrement à la fabrication des accordéons. Cette histoire avance le nom du Viennois Cyrill Demian, catholique d’origine arménienne comme étant celui du pèlerin en cause. Sans vouloir détruire ce conte charmant, dont les lieux s’avèrent exacts, il faudrait pour admettre le nom de Cyrill Demian faire concorder les dates; or Paolo Soprani est né le 22 octobre 1844, et c’est en 1863 qu’il fonda son atelier à Castelfidardo, cependant que Cyrill Demian est décédé en 1847.

Malgré cela Paolo Soprani restera le pionnier de la fabrication en Italie, bientôt imité par de nombreux compatriotes :

  • Pancotti Césare (1865) à Macerata,
  • Socin Fidèle (1871) à Bolzano,
  • Soprani Settimo (1872) à Castelfidardo,
  • Savoia Luigi et Giorgio (1875) à San Giovani in Croce,
  • Dallape Mariano (1876) à Stradella,
  • de Bernardi Guiseppe (1880) à Gênes,
  • Tomassi (1880)
  • à Diano Marina, Chiusaroli G. (1886) à Récanati,
  • Crucianelli Santé (1888) à Castelfidardo,
  • Ficosecco (1889) à Castelfidardo,
  • Ranco Antonio (1890) à Vercelli,
  • Massobrio Francesco (1893) à Castellazzo Bormida,
  • Maga Ercole (1895) à Stradella,
  • Parmelli Angel (1897) à Crémone,
  • Piermaria-Coopérative (1900) à Castelfidardo,
  • Salas (1900) à Stradella,
  • Scandalli Frateli (1900) à Camerano.
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